Martine Leseigne - La volonté et l’action comme alliées

Vendredi 10 juillet 2020

Martine Leseigne occupe depuis le 15 juin la fonction de HR Business Partner, une fonction qui n’existait pas jusqu’à présent au sein de Caritas Luxembourg et qui se veut avant tout fédératrice.  Pour Martine Leseigne, l’Humain est au centre de cette fonction-clé.

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Martine Leseigne, j’ai 63 ans et je suis originaire de Bruxelles où j’ai fait plus de la moitié de ma carrière, toujours dans les ressources humaines, en grande partie dans un cabinet de chasseurs de tête, mais aussi dans le service RH d’un bureau européen. Je suis arrivée au Luxembourg en 1998 où j’ai rejoint une compagnie d’assurance, d’abord en tant qu’assistante de direction, ensuite avec la mission de créer au sein de la compagnie d’assurance la fonction de direction des ressources humaines, une fonction qui n’existait pas jusque-là dans l’entreprise qui ne comptait à l’époque qu’une cinquantaine d’employés. La croissance était cependant au rendez-vous puisque 15 ans plus tard, au moment de son rachat par un grand groupe, elle employait déjà 200 personnes. Dans le nouveau groupe, je me suis vite orientée vers les projets RSE d’aide aux associations souhaitant donner à mon travail une orientation plus sociale. Depuis le 15 juin dernier, j’occupe la fonction de HR Business Partner auprès de Caritas Luxembourg. Avec ce nouveau défi, je réalise un souhait de longue durée, celui de lier le social et mon expérience de plus de 40 ans dans les ressources humaines.

Quelle sera votre mission au sein de Caritas Luxembourg ?

La fonction de HR Business Partner n’existe pas à l’heure actuelle au sein de Caritas Luxembourg, celle-ci étant en partie assumée par la direction elle-même, à côté de toutes ses autres missions. Mon objectif pour les 18 prochains mois est de mettre en place cette fonction qui se veut l’interface entre la gouvernance, la direction et les collaborateurs. Avec le nombre croissant de collaborateurs au sein de Caritas Luxembourg et la complexité accrue des activités, cette fonction est devenue indispensable. Je pense aussi qu’il est important de séparer clairement le rôle de direction des ressources humaines et celui de direction "générale". La direction des ressources humaines doit se placer entre la direction "générale" et les collaborateurs et être à l’écoute aussi bien de la direction "générale" que des collaborateurs, sans être dans un camp ou dans l’autre. En gros, ma mission sera de lancer la fonction, d’identifier les endroits où elle sera le plus utile et de la mettre au service de tous. J’espère réussir à faire de la fonction HR Business Partner un véritable vecteur de changement pour une amélioration pour tous.

De quoi avez-vous besoin pour réussir votre mission ?

La réussite de ma mission dépend de la confiance que les collaborateurs, la direction et la gouvernance voudront bien m’accorder, mais aussi de leur capacité à accepter l’idée de changement. Je suis très confiante. Les collaborateurs de Caritas Luxembourg m’ont montré jusqu’à présent qu’ils donnent toujours le meilleur d’eux-mêmes. Je suis sûre qu’ils me suivront dans ce nouveau challenge.

Quels sont les atouts que vous apportez à cette fonction ?

J’apporte une expérience dans le domaine des RH de plus de 40 ans et donc un certain recul pour bien comprendre l’organisation et les problèmes. En même temps, je n’ai plus d’ambition de carrière. Mes seules motivation et envie sont de transmettre mon savoir et mon savoir-faire et d’être un point d’appui pour aller plus loin et, par ce biais, de permettre aux autres de s’épanouir dans leur travail. Je crois fortement en la valeur de la transmission et au rôle d’encouragement des « anciens ».

Je pense aussi avoir un bon relationnel. Cela doit tenir de mon côté « maternel » (rires). C’est important de créer un climat dans lequel les personnes se sentent en confiance. L’humain est au cœur même de la fonction de HR Business Partner. Elle doit fédérer au lieu de contraindre, expliquer au lieu d’imposer.

Enfin, je pense aussi apporter une bonne part d’obstination, de volonté d’aller jusqu’au bout. L’échec n’a jamais été une alternative pour moi. Je suis d’avis que soit on réussit soit on apprend. Mais quoi qu’il en soit on est toujours gagnant en voulant aller de l’avant.

Concrètement qu’allez-vous faire dans les prochains trois mois ?

Survivre… (rires)

Ce ne sera pas facile. Je sais que les attentes par rapport à cette fonction sont importantes, de part et d’autre, et que les délais sont très courts. Il sera important dans les trois prochains mois de stabiliser ce qui existe et qui fonctionne très bien, de voir ce qui nécessite un perfectionnement et de fédérer l’ensemble des parties prenantes. Mon objectif est que chacun se sente bien dans son poste et puisse être le plus efficient possible, au grand bénéfice des personnes dans le besoin que nous accompagnons. Ainsi, une cartographie des compétences et responsabilités qui existent au sein de Caritas Luxembourg – et elles sont nombreuses – devra être réalisée pour voir comment les mobiliser au mieux et dans la durée. Une attention particulière devra également être portée au processus de recrutement qui est le garant à tous les niveaux du respect des valeurs chères à Caritas. Enfin, il faut mettre en place pour l’ensemble du personnel des soupapes pour relâcher la pression et apaiser les tensions qui peuvent survenir quand on travaille dans un environnement aussi difficile que celui de l’aide sociale.

Le travail ne manque donc pas et je suis très contente de pouvoir relever ce défi. La volonté et l’action sont mes meilleures alliées.

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