« Neien Ufank » : vers une intégration réussie de 120 familles réfugiées

Jeudi 13 juillet 2017

Ce 13 juillet, pour présenter son projet « Neien Ufank », Caritas Luxembourg avait invité la presse à une conférence de presse quelque peu spéciale puisqu’elle avait lieu dans le nouveau logement d’une famille réfugiée syrienne à Bech-Kleinmacher. Un cadre spécial pour un projet ambitieux : celui d’accompagner 120 familles réfugiées dans leur intégration !

Avec le projet « Neien Ufank », Caritas Luxembourg souhaite agir à plusieurs niveaux. D’abord, l’accès au logement des réfugiés. Le logement est un facteur important dans l’intégration puisqu’il détermine l’endroit où le réfugié va pouvoir construire sa vie sociale. Or, le marché du logement est difficile. Dans le cadre du projet « Neien Ufank », Caritas Luxembourg recherche des propriétaires disposés à lui mettre à disposition un logement inoccupé à un prix social afin de permettre à une famille de réfugiés de sortir du foyer et de commencer sa nouvelle vie. En contrepartie, Caritas Luxembourg se porte garant du paiement du loyer et s’engage à entretenir le logement par de menus travaux et à suivre les locataires, à la fois sur le plan social que professionnel. Les propriétaires disposent, en outre, de la possibilité d’une exonération fiscale de leurs revenus. A l’heure actuelle, le projet lancé début d’année a déjà réussi à trouver un logement à 15 familles réfugiées de Syrie, d’Irak et d’Erythree et cela à Howald, Reisdorf, Remich, Mersch, Ëlwen, Wiltz et Bech-Kleinmacher. Ce sont soit des appartements, soit des maisons, loués par des particuliers ou bien des mairies ou des fabriques d’Eglise. Une autre piste envisagée par Caritas Luxembourg pour que le maximum de personnes dans le besoin aient accès au marché du logement, qu’ils soient réfugiés, sans-abris, mal-logés, etc. est la construction de logement sociaux, facilité par le cofinancement du Ministère du Logement. Dans ce contexte, Caritas Luxembourg cherche à conclure des partenariats avec des communes, des fabriques d’Eglise ou d’autres acteurs.

Un deuxième axe d’action du projet est l’insertion professionnelle des réfugiés. En effet,  lorsque le demandeur de protection internationale obtient le statut de réfugié, son premier souhait est de trouver un travail. Dans le cadre du projet « Neien Ufank », Caritas Luxembourg lui propose de faire un état des lieux de ses compétences professionnelles et l’accompagne en vue d’augmenter ses potentialités, par exemple en lui proposant des cours de langues, et ainsi augmenter son employabilité. Caritas Luxembourg recherche également dans le cadre de ce projet des parrains qui mettent leur expertise à disposition des réfugiés pour les aider dans leur recherche d’emploi.

Enfin, dernier volet du projet est l’accompagnement social des réfugiés afin qu’ils participent à la vie de leur commune. Caritas Luxembourg accompagne les réfugiés dans cette intégration locale, par exemple, en les présentant au voisinage, en les aidant dans les démarches auprès de la commune, en faisant le lien avec les associations locales, etc.

Lors de la conférence de presse, la présidente de Caritas Luxembourg, Marie-Josée Jacobs, a remercié l'Oeuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte qui finance entièrement le projet. La famille syrienne qui a accueilli la presse dans son nouveau logement a, pour sa part, témoigné des difficultés rencontrées pour trouver un logement abordable et du soutien qu’elle a eu de l’équipe du projet « Neien Ufank » non seulement pour s’installer dans le logement, l’aménager, mais aussi pour s’intégrer dans la vie de la commune. Cette famille peut enfin entrevoir enfin un meilleur avenir.

Pour en savoir plus sur le projet ou pour participer d’une manière ou d’une autre au projet, n’hésitez pas à contacter Georges Glod, tél. : 40 21 31 – 523, georges.glod@caritas.lu

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