Il ne faut pas avoir peur de pousser des portes !

Jeudi 7 mars 2019

Stéphanie Silva est assistante sociale. Depuis 2002, elle travaille pour Caritas Accueil et Solidarité et s’occupe au Streetwork des personnes vivant dans la rue.

Qu’est-ce qui vous a motivé de devenir assistante sociale ?

Je ne connaissais rien du métier lorsque j’ai commencé mes études à Liège. Je n’avais dans mon entourage personne qui travaillait dans l’environnement social. Je savais uniquement que les questions sociales m’intéressaient beaucoup. Ce n’est que pendant mes études et les stages que j’ai fait que j’ai découvert que le métier d’assistante sociale était fait pour moi. Aujourd’hui encore, je suis convaincue que je n’aurais pu faire rien d’autre qu’assistante sociale.

Qu’elles sont selon vous les qualités qu’il faut avoir pour faire ce métier ?

Je pense que pour être assistante sociale il faut avoir un grand respect des personnes et ne pas avoir de préjugé. Au contraire, il faut savoir prendre le temps pour découvrir la personne et se faire soi-même une idée. On est souvent positivement surpris. Une assistante sociale doit aussi avoir beaucoup de patience, surtout quand elle travaille avec des personnes qui vivent dans la rue et qui, pour la plupart, ont perdu depuis longtemps tout repère. Enfin, il faut aimer trouver des solutions et ne pas avoir peur de pousser des portes.

Qu’est-ce qui vous plait tout particulièrement dans ce que vous faites ?

C’est que c’est très diversifié. Les personnes que l’on rencontre ont chacune leur propre histoire. J’aime également le défi qu’il y a à trouver les meilleures solutions pour chacune d’entre elles.

Et qu’est-ce qui vous plait le moins ?

Malheureusement, je ne peux pas toujours aider comme je le voudrais. Il arrive, par exemple, qu’il n’y ait plus de lit libre dans les structures d’accueil d’urgence et que les personnes doivent quand-même passer la nuit dans la rue. Une autre chose qui est difficile, c’est d’essayer d’aider des personnes qui ne se laissent pas aider.

Pourquoi est-ce qu’il y a plus de femmes que d’hommes qui choisissent le métier d’assistante sociale ?

Probablement parce que c’est un métier traditionnellement très féminin. Cependant, je vois de plus en plus d’hommes faire ce choix de carrière. Chez Caritas Accueil et Solidarité, nous avons plusieurs hommes assistants sociaux et  accueillons également de plus en plus de jeunes étudiants en stage.

Pensez-vous que les hommes peuvent faire ce métier aussi bien que vous ?

Oui, je pense qu’il n’y a pas de différence.

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