Quand la lutte contre le gaspillage aide les personnes dans le besoin

Saturday 12 May 2018

L’asbl Spëndchen a été créé par Caritas Luxembourg, la Croix-Rouge luxembourgeoise et Aarbechtshëllef, pour approvisionner les différentes épiceries sociales en produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité, ainsi qu’en vêtements de seconde main. Fabien Schmit, gérant de l’asbl, revient sur le rôle de la Spëndchen dans la lutte contre le gaspillage.

Quel est votre rôle dans la lutte contre le gaspillage ?

« Nous luttons tous les jours contre le gaspillage alimentaire. Nos camionnettes sillonnent les routes du Luxembourg pour récupérer les aliments que les grossistes ou les supermarchés n’arriveront pas à vendre dans la journée. Nous les livrons de suite aux épiceries sociales qui sont sur notre route. Nos trajets sont calculés spécialement pour qu’en fin de journée, nous n’ayons plus rien dans nos camionnettes.  Il n’y a aucun stockage intermédiaire pour tout ce qui concerne les produits laitiers, la viande, le pain, les fruits et les légumes. Tout est chargé et déchargé en route. Les camionnettes font tous les jours pas moins de 140 km. Dans les épiceries sociales, les équipes nous attendent pour réceptionner la marchandise, étiqueter les produits avec le nouveau prix, qui est de l’ordre du tiers du prix du marché, et pour mettre les produits dans les rayons.  En moins d’une demi-heure, les produits sont de nouveau en vente, bien entendu au grand plaisir des clients des épiceries sociales, pour qui ces produits signifient beaucoup. Nous avons ainsi conclu des partenariats avec de nombreux grossistes et supermarchés du Luxembourg. »

Qu’arrivent-t-ils aux produits que vous n’arrivez pas à vendre dans les épiceries sociales ?

« Les collaborateurs des épiceries sociales utilisent comme dans tous les magasins des techniques de vente pour que le maximum de produits soit vendu avant la date d’échéance et que rien ne soit gaspillé. Ce sont souvent des produits que les gens n’ont pas dans leurs habitudes alimentaires. Des dégustations sont alors organisées, des recettes distribuées et des conseils de cuisine donnés. Les produits qui en fin de journée risquent de ne pas être vendus sont alors donnés à des associations qui les récupèrent pour les cuisiner. Mais en général, c’est rare : Les produits partent comme des petits pains. Au contraire, les épiceries sociales sont la plupart du temps obligées d’acheter des produits supplémentaires, surtout des fruits et des légumes, pour pouvoir subvenir à tous les besoins et permettre aux personnes de s’alimenter de manière équilibrée. Ces suppléments sont alors achetés avec les dons qu’ils reçoivent. »

Et pour les vêtements ?

« Nous donnons également une deuxième chance aux vêtements. Outre les nombreux vêtements que nous donnent les gens, nous avons également la chance de récupérer les invendus de magasins, par exemple, après les soldes. Ces vêtements de première ou de seconde main, se retrouvent alors dans les différentes « Kleederstuff » de Caritas Luxembourg. Il existe tout un réseau d’endroits où les personnes peuvent donner les vêtements qu’ils ne mettent plus. Les adresses sont sur le site Internet www.spendchen.lu.  »

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