Syrie et Liban: L'avenir se prépare!

Mardi 4 décembre 2018

A l’occasion des récentes missions de ses collaborateurs en Syrie et au Liban, Caritas Luxembourg avait invité la presse à une conférence pour faire état de la situation – difficile mais avec des signes d’espoir -  rencontrée sur place, dans les camps de réfugiés le long de la frontière syrienne et à Homs, où les premiers réfugiés commencent à se réinstaller après des années de guerre et d’errance.

Des camps de réfugiés au milieu de champs d’oliviers

Au Liban, près d’un million de Syriens ont trouvé refuge dans des camps improvisés en plein milieu de champs d’oliviers. Ils représentent près du quart de la population actuelle au Liban et les tensions politiques et sociales se font de plus en plus sentir. L’action de Caritas Luxembourg y est multiple. Il y a d’abord l’aide aux familles pour se nourrir, se loger et se soigner. Il y a aussi l’organisation d’une « école informelle » et de soutien scolaire pour permettre aux enfants réfugiés d’intégrer rapidement l’école publique libanaise. Enfin, il y a l’organisation de rencontres entre enfants de différentes communautés dans l’objectif qu’ils apprennent à vivre ensemble. Ce travail, Caritas Luxembourg le réalise grâce à l’aide de nombreux partenaires dont Caritas Liban, Alpha, Hope, CEMEDIP et La Vigne, mais aussi et surtout au soutien des populations concernées qui gardent l’espoir que la paix est possible.

Lors de sa récente visite au Liban, Marie-Josée Jacobs a été particulièrement touchée par le sort des enfants : « Les enfants que j’ai rencontrés dans les camps riaient, mais leurs rires cachent une bien triste réalité. En effet, les enfants syriens nés en exil au Liban ne peuvent pas y être enregistrés et se retrouvent dès lors sans existence légale et donc sans droits et avec un avenir très incertain. »

Une ville à reconstruire

« En Syrie, la situation est également difficile », tel est le constat des collaborateurs de Caritas Luxembourg qui en reviennent.

Le pays est complètement dévasté et certaines villes sont totalement détruites. A Homs, où Caritas Luxembourg est présente, les tirs ont détruit une grande partie des habitations et des quartiers entiers - la Vielle Ville et le Quartier Al Waer - ne sont plus que des ruines. Beaucoup d’immeubles sont tellement affectés qu’ils doivent être détruits et reconstruits. D’autres sont toutefois réparables et souvent déjà habités précairement par les familles. Enfin, tous ont été pillés et vandalisés.

« La population revient malgré tout pleine d’espoir. Dès qu’une famille se réinstalle dans une rue en ruine, d’autres la suivent, » souligne Catherine André, responsable des Finances de la Coopération internationale. « Toutefois, si la volonté de reconstruire est grande, les familles manquent cruellement de moyens. Beaucoup de familles ne sont plus composées que de femmes et de leurs enfants. Pour ces familles particulièrement vulnérables, l’hiver dans leurs logements précaires, sans fenêtres ni portes et avec des trous d’obus, s’annonce particulièrement difficile.»

En 2017, Caritas Luxembourg a mis en place avec l’aide d’institutions religieuses locales une équipe de sept personnes – des architectes et des travailleurs sociaux – pour aider les habitants à réparer leurs habitations dans les deux secteurs les plus touchés de Homs. Grâce à l’expertise de cette équipe et à une contribution financière (en moyenne de 700 euros par habitation), les familles les plus vulnérables peuvent réparer des murs et des toits endommagés, se protéger contre le froid en mettant des portes et des fenêtres et restaurer l’approvisionnement en eau et en électricité.

« Dans la phase pilote en 2018, 55 habitations ont été restaurées. Caritas Luxembourg prévoit d’assister plus de 270 familles pour les prochains mois de 2019, » souligne François Large, Coordinateur Aide humanitaire. « Beaucoup reste à faire et notre aide est indispensable ».

Caritas Luxembourg finance ces activités dans la région grâce aux financements du Ministère des Affaires étrangères et européennes de Luxembourg, de l’Union européenne, du réseau mondial Caritas, ainsi qu’à travers de nombreux dons privés.

Dans ce contexte, Caritas Luxembourg a lancé pour cette fin d’année l’appel à dons « Un Noël au milieu des ruines … » afin d’aider la population syrienne à se réinstaller dans leurs logements et à reprendre leur vie du mieux que possible. Les personnes qui souhaitent aider peuvent le faire en faisant un don par virement sur le compte CCPL IBAN LU34 1111 0000 2020 0000 – communication « Un Noel au milieu des ruines » ou via le formulaire en ligne