La guerre, les sécheresses, les criquets et à présent le Coronavirus

Jeudi 2 juillet 2020

Voici Thereza. Elle a 36 ans et vit à Palotaka, un petit village du Soudan du Sud. Elle est veuve et a perdu 5 de ses enfants de la malnutrition ou des maladies qui y sont liées. Aujourd’hui, elle vit avec les 2 enfants qui lui restent. Thereza n’a pas d’emploi et cultive tant bien que mal son petit potager. Certaines années, la récolte est relativement bonne et elle peut en revendre une partie pour acheter ce qui lui manque : des céréales, un peu de viande, de l’huile,… Mais d’autres années, elle n’arrive à faire pousser que quelques maigres légumes. Et cette année ne s’annonce pas bien pour elle et ses enfants. La majeure partie de sa récolte a été détruite par une invasion de criquets pèlerins il y a quelques semaines. Et même s’il lui reste un peu d’argent de l’année dernière, elle ne trouve plus au marché ce dont elle a besoin. Depuis que la pandémie sévit, les denrées sont de plus en plus rares et le prix de ce qui est encore disponible flambe un peu plus chaque jour. En plus de la crainte d’être touchée par le Coronavirus, ce qui fait peur à Thereza et qui l’empêche de trouver le sommeil chaque soir, c’est aussi de ne plus trouver de quoi nourrir sa famille d’ici quelques semaines.

Des histoires comme celles-ci, il y en a des milliers de semblables à travers le pays.

Les conséquences de conflits sans fin, de sécheresses à répétition ou de pluies trop abondantes, et aujourd’hui d’une crise sanitaire mondiale font craindre le pire en termes de sécurité alimentaire pour le Soudan du Sud.

Caritas Luxembourg soutient la population du Soudan du Sud dans sa lutte contre la malnutrition depuis de nombreuses années. Depuis quelques mois, des distributions de savons et de produits d’hygiène ont également lieu, de même que des formations sur les gestes à adopter pour limiter la propagation du Coronavirus. Car si le pays venait à être durement touché, il ne parviendrait pas à faire face, tant les installations sanitaires sont lacunaires et manquent de tout. Les conséquences seraient dès lors dramatiques.

Les pays pauvres comme le Soudan du Sud sont les victimes collatérales d’une crise qui nous touche tous, à différents niveaux. Nous ne pouvons pas les laisser tomber. Nous ne pouvons pas laisser tomber Thereza. Elle a besoin de vous. Faites un don dès aujourd’hui et soutenez-la, ainsi que des milliers d’autres dans sa situation.

Le bilan de la Caritas Corona-Helpline et le vécu des équipes sur le terrain sont riches en enseignements. Si nous voulons que les personnes et familles ne tombent pas durablement dans la précarité, des mesures doivent être prises rapidement! Retrouvez toutes nos propositions d'action dans le lien ci-dessous!

        

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