Nouth, tisserande

Mercredi 6 mars 2019

« Je voulais aider mon mari en travaillant à côté. Toutefois, cette surcharge de travail m’a longtemps épuisée sans pour autant rapporter de quoi vivre décemment. »

Nouth habite dans le village laotien Namone. La plupart des habitants du village sont des fermiers vivant dans des conditions très précaires. Pour soutenir leurs maris, de plus en plus les femmes du village essaient de travailler à côté.

"Nombreuses sont les femmes qui comme moi travaillent dans le tissage et la couture."

Les revenus des femmes restent cependant limités car les barrières au développement de leurs activités sont nombreuses. Elles ont souvent un accès très limité au marché pour vendre leur production, aucun accès à des financements pour acheter du matériel, des compétences linguistiques limitées et sont, pour la plupart, épuisées par la surcharge de travail.  

"Avant de participer au projet « Strengthening Livelihood Systems » de Caritas Luxembourg, je gagnais environ 235 dollar par an. Les vêtements que je vendais étaient à 5 dollars. Grâce au projet, j’ai réussi à augmenter ma production d’un cran. Les formations auxquelles j’ai participé et le matériel que j’ai reçu me permettent de produire plus et mieux. J’élève aujourd’hui également des vers à soie pour produire ma propre soie."

Nouth gagne maintenant 35 dollars en plus chaque mois. Elle fait partie des 150 femmes qui ont reçu à travers le projet que Caritas Luxembourg mène avec Lao Women Union, un prêt pour développer leur activité de tissage et de couture, des formations pour améliorer leurs compétences en tissage et en design, ainsi que des formations en management.

"Je suis très contente de ce qui m’arrive. J’aimerais dans le futur partager le savoir et savoir-faire que j’ai acquis grâce au projet avec les autres femmes de ma communauté et ainsi améliorer nos conditions de vie à toutes."

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