Une chirurgie qui sauve des vies !

Mardi 16 mars 2021

De nos jours, dans nos pays développés, accoucher d’un enfant n’est plus une chose qui effraye les futures mamans. Elles savent qu’elles bénéficieront de tous les soins nécessaires et qu’elles seront prises en charge de manière adéquate si des complications devaient survenir. La situation n’est pas la même dans les pays qui ont des systèmes de santé fragiles ou qui manquent de moyens. Là-bas, il arrive fréquemment que lors d’accouchements particulièrement longs et compliqués, et en l’absence de soins obstétricaux adéquats, les femmes enceintes subissent de graves lésions internes, engendrant des conséquences désastreuses sur leur quotidien par la suite.

C’est ce qui est arrivé à Severina, qui vit au Soudan du Sud, suite à un accouchement diffcile :

« J’ai 17 ans et lorsque les problèmes se sont développés, j’ai été rejetée par tout le monde. J’ai quitté l’école, je me suis cachée chez ma mère et je n’osais plus me montrer au village ou participer aux activités comme le font les autres jeunes femmes », explique-t-elle.

Durant son accouchement, son bébé a en effet exercé pendant une très longue durée une pression excessive sur ses organes internes. En raison de l’accouchement difficile, et comme une césarienne n’a pas pu être pratiquée, le bébé n’a malheureusement pas survécu. Quant à la jeune mère, elle s’est mise à souffrir d’incontinence permanente, d’infections urinaires chroniques et de nombreux autres troubles graves qui auraient pu aller jusqu’à causer son décès à elle aussi.

Car ces lésions causées par l’accouchement, et leurs conséquences, sont en effet aujourd’hui encore une des principales causes de mortalité maternelle.

Dans les pays en guerre ou dans ceux dans lesquels les services obstétriques sont défaillants, ces problèmes post-accouchement s’observent surtout chez des jeunes filles qui ont été mariées trop jeunes pour arriver à accoucher sans difficultés, lorsqu’une césarienne ne peut être pratiquée. En plus des problèmes physiques qu’elles rencontrent, les femmes souffrant de cette pathologie font également face - comme ce fut le cas pour Severina - à de la stigmatisation et de la discrimination sociale.

Pourtant, ce problème n’est pas irréversible : des interventions chirurgicales permettent de réparer les tissus endommagés afin que les jeunes femmes puissent revivre normalement.

Grâce à Caritas Luxembourg, Severina a pu bénéficier de cette chirurgie réparatrice, ainsi que de séances de rééducation post-opératoires.

« Grâce à cette opération, mes problèmes d’incontinence ont disparu. Je ne me sens plus mal, j’ai repris confiance en moi, je peux sortir maintenant et je ne suis plus obligée de me cacher. Ma vie a complètement changé », confie-t-elle.

En plus des opérations chirurgicales reconstructrices, Caritas Luxembourg mène également au Soudan du Sud des campagnes de sensibilisation et encourage les femmes à se rendre à des consultations prénatales afin de limiter les risques de complications liés aux accouchements.

Plus de deux millions de femmes et de filles vivent aujourd’hui avec ce problème dans le monde. Au Soudan du Sud, Caritas Luxembourg a besoin de votre soutien pour pouvoir soigner celles qui en souffrent. Faites un geste dès aujourd’hui, et améliorez durablement le quotidien d’une de ces femmes.

A titre d’exemple :

  • avec 30 €, vous soutenez la visite à domicile d’une infirmière
  • avec 50 €, vous fournissez un kit d’hygiène à une patiente sortie de l’hôpital
  • avec 120 €, vous permettez à une patiente de recevoir 3 jours de soins postopératoires à l’hôpital

Chaque geste compte. Merci pour votre générosité !

« Je souhaite aider les autres femmes qui souffrent du même problème que moi, et les convaincre de se faire opérer. Et bien sûr, je voudrais reprendre l’école que j’ai dû interrompre » !

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